La Borne. Pascal Blanc l'homme aux dents longues. | gilblog-archives. | Jean Pierre Gilbert >

Pascal Blanc l'homme aux dents longues.

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Après l'élection de Pascal Blanc à la mairie de Bourges, puis à la présidence de l'agglomération, le site satirique LerrybeRit (l'Infaux qui Rit) brode sur le thème de l'ambition. Ainsi Pascal Blanc sera premier adjoint, président de l'Office de tourisme, directeur de l'agence culturelle, du centre de loisirs, de Pôle emploi, de la maison de la Culture, du Printemps de Bourges.... Pour vérifier si les trains partent à l'heure, Pascal Blanc sera nommé chef de la gare de Bourges. Et s'il lui reste un peu de temps il se fera élire député du Cher, sénateur et il deviendra peut-être secrétaire d'Etat ou ministre. Qui pourrait arrêter Pascal Blanc dans son irrésistible ascension ?

Dans Le Berry du 20 avril, le ton est plus terre à terre et plus critique. Philippe Noireaux pointe les promesses non tenues et l'étrange comportement de Pascal Blanc, nouveau maire de Bourges, nouveau Président de l'agglomération et chef de "Bourges plus". Le Berry qui, il n'y a pas longtemps en 2012 faisait campagne pour l'UMP (voir gilblog), essaye de redorer son blason en se faisant le chevalier blanc de la morale politique. On ne va pas bouder son plaisir, on lit.

"À peine élu, Pascal Blanc s'est donc empressé de s'asseoir sur sa principale promesse, celle d'être un maire à temps plein. Pendant la campagne, il n'avait pas eu de mots assez durs pour dénoncer la volonté de son adversaire socialiste qui entendait diriger ville et agglomération. Pas de cela avec lui ! Élu, il se consacrerait pleinement et uniquement à la ville ... Las, la tentation d'achever son rival de parti (Alain Tanton) aura été la plus forte." Cette attitude "ne peut que laisser un goût amer à tous ceux qui ont une autre conception de la politique. On est bien loin là de l'intérêt public, du sens du service...." Et de conclure que l'ambitieux Pascal Blanc a vite appris "les pires ficelles. Celles qui creusent le fossé entre élus et population".

Les rumeurs circulent déja à la mairie et débordent dans la ville. Car, sans doute pour "faire des économies" et pour éliminer les collaborateurs et les amis d'Alain Tanton, Pascal Blanc va regrouper des services de la ville et de "Bourges plus". Blanc  réorganise et lave plus blanc. Le personnel redoute des réductions d'effectifs, les syndicats grognent et veulent voir le maire. On ne sait pas ce qu'en pensent les élus des autres communes de l'agglomération qui ne sont même pas consultés ? Et on va bientôt entendre les Conseillers municipaux dont l'autoritaire Pascal Blanc veut limiter ...la parole.

Le nouveau patron a les dents longues et va vite en besogne. Il faut dire qu'avec Serge Lapelteuse, il a été à bonne école. C'est en effet l'ancien maire qui déclarait à l'envi "qu'une mairie se dirige comme une entreprise" et se vantait dans une interview au Berry d'avoir introduit ce mode de gestion à Bourges. Hélas, ce genre de formule à l'emporte pièce, montre bien les limites et la pauvreté de la pensée de leur auteur. En effet, l'objet d'une entreprise est de produire ou de vendre un service à la clientèle, et de rémunérer les actionnaires. Rien à voir avec la large mission de service public d'une collectivité territoriale, qui doit éduquer, développer l'action sociale, soutenir le sport, la santé, la culture et les arts, les transports publics, le logement social, créer et entretenir des édifices publics, la voirie ...etc. Et dont les élus sont responsables devant les citoyens.

Diriger la ville comme une entreprise, tout ça rappelle trop le credo ringard-libéral de messieurs Sarkozy, Coppé, Valls et Hollande. Après Serge Lapelteuse, c'est au tour de Pascal Blanc de creuser le fossé entre les politiciens et la population. 
..."Avec les dents" (selon la formule d'un autre ambitieux aux idées courtes que les français ont abandonné à son sort).


> Lire dans gilblog. Le Berry en campagne pour Yves Fromion. 18 juin 2012. >>> Lien.

LerrybeRit. Pascal Blanc : tout seul je vais encore plus loin. >>> Lien.

Lire aussi le commentaire d'Alain Fourgeot dans Bourges Bazar.  >>> Lien.