> Le nom masculin "parti" entre dans plusieurs expressions dont certaines sont parfois écrites de manière erronée :
Un "parti pris", qui s’écrit sans trait d’union, est une résolution arrêtée d’avance, une idée préconçue, un choix arbitraire, sur lesquels leur auteur refuse de revenir même s’il s’aperçoit de leur fausseté : Il ne changera pas d’avis, il a des partis pris !
"Prendre son parti" signifie se résigner, se déterminer, se résoudre, à accepter ce qui ne peut être évité : Je ne retrouverai jamais ma jeunesse, j’en prends mon parti !
"Tirer parti de" signifie exploiter, utiliser, en trouvant un avantage, un profit. L’écriture "tirer partie de" est donc fautive. Il faut écrire : Ce bricoleur tire parti de tout.
"Prendre parti" signifie prendre position, choisir, décider, opter, se déclarer pour ou contre. L’écriture "prendre partie" est donc erronée. Il faut écrire : Devant cette alternative, il ne veut pas prendre parti.
> Le nom féminin "partie" entre lui aussi dans diverses expressions :
"Prendre quelqu’un à partie" signifie s’en prendre à cette personne : Il prenait son voisin à partie pour la moindre broutille.
"Être juge et partie" signifie juger, décider de sa propre cause : Il faut éviter d’être juge et partie (les parties sont les personnes, le plaignant et l'accusé, qui se présentent devant le juge au tribunal).
"Être de la partie" signifie bien connaître le sujet, la question : Étant de la partie, ce bûcheron reconnaît aisément les différentes espèces d’arbres.
"Faire partie de" signifie être une partie d’un tout, être du nombre de : La musique fait partie de ma vie.
Il est à noter qu’une entité constituée de deux parties est dite "bipartie" ou "bipartite". Elle est dite "tripartie" ou "tripartite" si elle est constituée de trois parties.
> Merci pour cette chronique à l'association "Défense et promotion de la langue française – délégation du Cher" - DLF18 Les Thébaults 18510 Menetou Salon tél. : 06 17 29 12 70 courriel : dlf18@hotmail.fr site Internet http://www.langue-francaise-cher.fr/