Albert Nanciau et Michel Pinglaut  accros à la presse féminine.

1-Magazine-fumella

> Michel Pinglaut : Albert, la fête des mères approche. Vas-tu faire un joli cadeau à ta compagne ?

- Albert Nanciau : Bédame ben sûr ! Dans Fumella, j’t’avais dit que ça débagoulait biauté pour nos gentes berriaudes.

> Michel Pinglaut : Et ben quoué ?

- Albert Nanciau : La darnié’ foués, j’t’avais prévenu pour le CBD, qui veut pas dire Chabadabada, Chabadabada, même si ça conçarne un houme et une femme. Le C, c’est le chambre .

> Michel Pinglaut : Ah, tu veux causer du chanvre. Ca, nous avons connu le travail du chanvre autrefois. T’as qu’à aller au musée du Plaix, des Thiaulins, tu retrouveras tous les stades de la vie du chanvre. Sais-tu, mon p’tit gars, que le chanvre, c’est du cannabis !

- Albert Nanciau : Ah, c’est don’ça le CBD. C’est donc ça qui nous fait planer coume chez les gonfleux d’hélice. Tu penses ben que le grand pé de mon grand pé counnaissait pas le verbe planer et qu’y avait pas d’aréoport.

> Michel Pinglaut : On dit aéroport.

- Albert Nanciau : Moué, j’ons toujou’dit l’aréoport, coume le quartier d’Bourges où qu’, dans le temps, les pistes coupaient la route nationale qui va à Saint-Fleurent. Dame, y avait moins d’étos qu’maintenant. Bon, passons à aut ‘ chouse : l’cosmétique solide, qui disons dans Fumella. Toué, qui fait l’malin, tu sais-t-i, quoique c’est que c’t’affair’ là ?

> Michel Pinglaut  : Non, mais Fumella va me l’apprendre.

- Albert Nanciau : C’est du savon ! Mais pourquoué pas dire savon, tout simpelment ? C’est coume les drôles à l’école : le maît’ les fait jouer anvec le référent rebondissant. Le référent rebondissant ! Moué, quand j’étions gamin, mon p’pa, à St Fleurent, pays du rugby, au stade Albert Soubiran, allait qu’ri des vessies de cochon cheux Ferrandon, l’charcutier, pour mettre dans un ballon en cuir. Oui, mon p’tit gars, au jour d’aujourd’hui, un référent rebondissant, c’et un ballon, et le savon, c’est un cosmétique solide. Ah, c’te langue, c’te langue !

> Michel Pinglaut : T’as encore d’autres usages dans ton Fumella pour la fêtes des mères, qu’existait pas non plus dans l’temps.

- Albert Nanciau : Passons  la Manche.

> Michel Pinglaut : ??

- Albert Nanciau : Ouais ! Allons cheux les Anglais. Ouala le mac-up.

> Michel Pinglaut : Tu veux parler du make-up. Il faut dire mec-eupe, mon vieil Albert

- Albert Nanciau : Laisse-moué dire mac-up, coume mon vieux pic-up qui m’permet d’entendre les dixques de Patrick Raynal et son Berlaudiot.  Fumella sait parler aux houmes et aux fumelles : c’est le mac up inclusif. Pour oublier parsoune. Coume la nouvelle écriture de mettre des points et pis des e , justement pour les fumelles. Le mac up…

> Michel Pinglaut  (l’interrompant) : make-up, mec-eupe !

Bin-cest-les-Beatles

- Albert Nanciau : le mac-up, c’est du maquillage pour toutes les couleurs de piau. 30, 40, 70 teintes.

> Michel Pinglaut  : On se croirait aux enchères.

- Albert Nanciau : C’est ça, le mac up inclusif. Bon, ça fait une boune liste à l’apprendre à l’école, mais y reste encore à te parler en mots anglais. C’est pas facile. Même les Bodin’s y peinent à s’y mettre, même s’ils aiment les airs des bœufs att’lés.

> Michel Pinglaut : Tu veux parler du briolage. Le Mic Baudimant, des Thiaulins, est un as pour nous rappeler ces chants des aumailles ;

- Albert Nanciau : Non ! Tu sais ben, les quat’ gars dans l’vent, qui v’naint d’cheux la Elisabeth, sans vielle, mais anvec des guitares.

> Michel Pinglaut : Ah, les Beattles !

- Albert Nanciau : La prochaine foué, pour te d’gourdir l’téteau et épater les fumelles, on causera skip-care, de nutri-cosmétique, de beauté no-gender, de soins cica, de c’tépingle masque…

> Michel Pinglaut  : Tu veux sans doute parler de sleeping mask ?

- Albert Nanciau : Si tu l’dis. Et aussi de plantes adaptogènes. Où y a d’ la daptogène, faut qu’y ait du plaisir, aurait dit mon grand-pée. Y a encore, la clé en bauti…

> Michel Pinglaut  : Même si je n’ai eu que 2 au bac en anglais,  je comprends que tu dois dire clean-beauty.

- Albert Nanciau : j’veux quand même fini’ par un mot pour toi : c’est écrit dans Fumella : le glow : l’éclat. Le glow, écoute bin, décrit ”le rayonnement de teint vibrant que l’on affiche quand la peau est lumineuse, délicatement rosée”, coume le vin rosé d’Chateaumeillant, le fameux vin gris du Boischaut sud. Je continue : ”cette peau fraîche et en bonne santé, on peut l’avoir à tout âge, le glow n’étant pas incompatible avec les rides.”. Même que la Brigitte Bardot, a va en acheter à pleins siaux !

> Michel Pinglaut : Ah ! t’es gentil de parler de moi aux femmes : éping-glow. A la revoyure, Albert.

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